Volet RH de la géographie révisitée : un avenir bien sombre

Un Groupe de travail national, dénommé GT " Volet RH du nouveau réseau de proximité " aura lieu ce jeudi 11 juillet.

La Direction Générale présente en ce début de congés estivaux, les règles RH applicables en cas de restructurations.

Au-delà des mesures d’accompagnement financières déjà annoncées et symbole du plan social envisagé par le gouvernement (prime de restructuration, garantie rémunération, Indemnité de départ volontaire, remboursement des frais de déplacements), les fiches détaillent désormais les priorités d’affectataion envisagées.

Le moins que l’on puisse dire et comme nous l’annoncions depuis plusieurs mois, c’est que dans le cadre des nouvelles d’affectations (affectation au département), cela est très inquiétant.

Extrait de la fiche N°4 du groupe de travail :

" Les règles énoncées ci-après ont vocation à s’appliquer aux réorganisations de services prenant effet à compter du 1er janvier 2020.
Dans le mouvement du 1er septembre, les agents inscrits par le directeur dans le périmètre de la réorganisation bénéficient de priorités pour solliciter une nouvelle affectation sur un emploi vacant.
Il est précisé qu’entre la date de la réorganisation et le mouvement du 1er septembre, l’agent serait ALD local sur le périmètre de la direction. Le directeur pourrait donc positionner les agents sur le service prenant en charge l’activité transférée ou sur tout autre service de la direction.

La détermination du périmètre
Pour figurer dans le périmètre de la réorganisation et bénéficier des priorités dans le
mouvement local, l’agent concerné doit remplir les conditions suivantes :
- être affecté dans le service restructuré,
- exercer totalement ou partiellement les missions concernées par la réorganisation.
Les agents ALD et les agents EDR sont exclus du périmètre.

Les règles de priorités applicables dans le mouvement local
L’agent figurant dans le périmètre d’une réorganisation pourra bénéficier de priorités dans le mouvement local pour retrouver une nouvelle affectation sur un emploi vacant. Ces priorités s’appliqueront pour le mouvement organisé l’année de la réorganisation.
Les priorités offertes à l’agent sont les suivantes :
- Une priorité pour suivre son emploi et ses missions. Dans le mouvement local, cette priorité permettra systématiquement l’accès au service prenant en charge l’activité, dans la limite des emplois transférés. Il est précisé que si la réorganisation intervient sur la même commune, l’agent a l’obligation de suivre son emploi.

- Une priorité pour rester sur son service d’origine si une vacance s’ouvre au sein de ce service lors de l’élaboration du mouvement local ;
- Une priorité pour tout emploi vacant dans un service de même nature que son service d’origine et situé sur sa commune d’affectation ;
- Une priorité pour tout emploi vacant situé sur sa commune d’affectation ;
- Une priorité pour tout emploi vacant dans un service de même nature que son service d’origine, sur l’ensemble de la direction ;
- Une priorité pour tout emploi vacant de sa direction."

Les choses sont donc claires : priorités sur des postes vacants = terminé les surnombres potentiels, et c’est bien de mobilité forcée dont il s’agirait.
Et pour les collègues non concernés par les restructurations, il ne faut pas compter sur une mutation pour convenance personnelle (les postes vacants seront pris prioritairement par les collègues subissant les restructurations).

Il n’ y a donc rien à espérer dans ce projet de géographie revisitée : les promesses de la direction que tout se passera bien, que personne ou peu de collègues bougeraient : foutaises !!

Exigeons tous ensemble le retrait pur et simple de ce plan et demandons de véritables négociations autour des emplois, l’amélioration de nos droits et garanties.